Tou Bichvat, le Nouvel An de la Terre
Selon la tradition, il y a quatre dates qui célèbrent chacune à des titres différents le commencement de l’année.
Le 1er Chevat est le nouvel an des arbres, selon l’école de Chamaï, mais le 15 du mois selon l’école d’ Hillel.
Cette fête marque la fin de l’hiver et à cette époque du renouveau de la nature, on célèbre le nouvel an des arbres, le 15 du mois de Chevat, comme son nom l’indique.
Ce nouvel an inclut naturellement l’idée d’un jugement de la terre et de la capacité de l’homme appelé « Ets Assadé » (arbre de la terre) à la faire fructifier. L’homme peut être comparé à un arbre, qui de ses branches, doit protéger la terre et lui donner des fruits. Il s’appuie sur ses racines pour s’élever vers Dieu.
Selon la ‘Hassidout, il faut prier le jour de Tou Bichvat non seulement pour demander à Dieu le mérite d’avoir un Etrog « cacher » à Souccot, mais un bel Etrog paré de toutes les qualités qui en font un fruit sans aucun défaut, afin de pratiquer de la meilleure façon la Mitsva des quatre espèces. Car c’est en ce jour que la sève parvient à l’arbre, et c’est une bonne chose au moment où le fruit commence à pousser de demander à Dieu que l’Etrog qu’il nous destine pousse pour être un Etrog beau et parfait.
Dans chaque fête de l’année un des fruits d’Israël est associé :
- Pourim c’est la vigne
- Pessa’h c’est le blé et l’orge
- Chavouot c’est la figue et la date
- Roch Hachana c’est la grenade
- Hanouka c’est l’olive
Tou Bichvat est la seule fête qui vient réparer tous les aspects des fruits d’Israel à travers l’Etrog (Cédrat). C’est aussi le seul fruit au monde où le tronc possède la même saveur que le fruit.
Et la fête qui réunit tous les fruits du jardin d’Eden c’est Tou Bichvat.
Le Tsadik correspond à l’Etrog, au Royaume de sainteté, en rapport avec le dévoilement de la Divinité et la gloire de Sa Royauté. Cette Gloire divine se révèle par l’intermédiaire de la Torah et des propos saints que tient le Tsadik et qui illumine ainsi ses élèves. C’est pourquoi, la majesté s’exprime surtout à travers le Étrog, car du Tsadik en personne, nous n’avons aucune perception. C’est uniquement lorsqu’il se laisse aller à descendre, des milliers et des dizaines de milliers de degrés plus bas que son niveau très élevé, afin de pouvoir illuminer ses élèves, en leur dispensant un peu de sa Torah et de ses saintes conversations, qu’on le comprend un tant soit peu. C’est grâce à cela que nous comprenons qu’il nous faut croire en lui, ce qui a pour effet de raffermir la foi sainte, c’est-à-dire de croire à la perfection, en l’Éternel et en Sa sainte Torah. Ceci exprime essentiellement le dévoilement de la Royauté divine qui relève de la foi, qui est attirée dans chaque génération, par l’intermédiaire du Tsadik authentique d’un niveau éminent saint.
L’illumination du Nom de Dieu dans les maisons juives, s’opère par le Tsadik, Pilier du monde qui est le Maître e la Maison (Roch Baït). Ainsi la Mitsva de la beauté de l’Étrog (Cédrat) constitue la Royauté, la maison de sainteté, et est également attirée par le Maître de la maison où le Nom de Dieu éclaire.









